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LE MOT DU PRESIDENT

 

 Décembre 2017

 

Chers amis

 

La période du solstice d’hiver est propice aux veillées et parfois on y raconte des contes, peut-être une des plus anciennes traditions culturelles de l’homme :

 

 « Un porteur d’eau avait deux grandes jarres suspendues aux deux extrémités d’une pièce de bois qui épousait la forme de ses épaules.

 

L’une des jarres conservait parfaitement toute son eau de source jusqu’à la maison du maître, l’autre jarre avait un éclat et perdait presque toute de sa précieuse cargaison en cours de route.

 

Pendant un an, chaque jour, le porteur d’eau ne livrait qu’une partie de l’eau à chacun de ses voyages.

 

Bien sûr la jarre parfaite était fière d’elle, puisqu’elle parvenait à remplir sa fonction du début à la fin sans faille.

 

L’autre jarre abîmée se sentait déprimée parce qu’elle ne parvenait pas à accomplir tout de ce dont elle était censée être capable.

 

Au bout de son année, la jarre endommagée s’adressa au porteur d’eau, au moment où celui-ci la remplissait à la source.

 

 « Je n’ai pas réussi à porter toute la cargaison d’eau à notre maître, à cause de cet éclat qui fait fuir l’eau. Par ma faute, tu n’obtiens pas la reconnaissance complète de tes efforts », lui dit la jarre abîmée.

 

Le porteur d’eau fut touché par cette confession, et répondit : « Pendant le trajet, je veux que tu regardes le bord du chemin ».

 

Au fur et à mesure de leur montée vers la maison du maître, la vieille jarre vit de magnifiques fleurs baignées de soleil, et cela lui mit du baume au cœur.

 

Mais à la fin du parcours, elle se sentait toujours aussi mal parce qu’elle avait encore perdu une bonne partie de son eau.

 

Le porteur d’eau dit à la jarre : « T’es-tu rendu compte qu’il n’y avait de fleurs que de ton côté, et aucune du côté de la jarre parfaite ?

 

Chaque jour, tu les as arrosées tout au long du chemin. Pendant toute une année j’ai pu, grâce à toi, cueillir de magnifiques fleurs qui ont décoré les tables de ceux à qui je rendais visite».

 

Quelle jarre sommes-nous : de celle qui verse ou de celle remplit, de celle qui distribue ou de celle qui rapporte ?

 

Probablement un peu des deux d’autant que, depuis la fondation de notre club, les actions ont été des plus variées et toujours dans le souci de servir.

 

Il est de coutume dans notre club que les commissions se réunissent en octobre et novembre pour aider le président à mener à bien ses objectifs et pour être force de propositions. Chacune des commissions a pleinement réussi sa mission.

 

Je m’étais engagé cette année à développer des actions envers les jeunes, avec cet équilibre éthique et déontologique difficile de par mes doubles fonctions de Président du Rotary et de Maire Adjoint.

 

En effet « être Président du Rotary » c’est mettre à profit les relations et contacts pour servir l’intérêt général et non l’intérêt personnel.

 

Les frontières sont étroites pour les actions locales. De ce fait :

 

-         Pour l’action intérieure j’ai privilégié les conférences qui nous permettent d’aborder des sujets les plus diversifiés et de mieux connaître les nouveaux membres.

 

-         Pour l’action d’intérêt public, mon action s’est centrée sur un établissement scolaire de la ville et par le financement de plants d’arbres pour le canal du midi.

 

-         Pour l’action professionnelle, ce sera, en autre, notre implication dans les forums des métiers pour les collèges et lycées de la ville.

 

En revanche, j’ai une plus grande latitude pour l’action internationale. C’est aussi une opportunité de nous ouvrir sur l’extérieur. C’est pourquoi j’ai choisi, pour mon année de présidence, une action et un voyage :

 

à FES du 7 au 10 avril 2018.

 

Quelle action ?

 

C’est le cofinancement avec le club rotarien de FES, d’un bus scolaire pour un orphelinat qui jouxte FES.

 

Cette action est dans le droit fil conducteur de la démarche rotarienne :

 

-         D’une part parce qu’elle s’intègre dans plusieurs axes stratégiques de la Fondation Internationale qui sont :

 

o   Paix et prévention/résolution des conflits

 

o   Prévention et traitement des maladies

 

o   Eau et assainissement

 

o   Santé de la mère et de l’enfant

 

o   Alphabétisation et éducation de base

 

o   Développement économique et local

 

-         D’autre part parce qu’elle répond à l’un des objectifs du Rotary « de faire progresser l’entente entre les peuples, l’altruisme et le respect de la paix par le biais de relations amicales entre les membres des professions, unis par l’idéal de servir ».

 

Cette action sera appuyée par notre participation à une Soirée de Gala sur le thème du Maroc, le 9 février 2018 à la Halle aux grains. Ce repas bénéficiera du soutien et de la participation de la Communauté du Maghreb de Castelnaudary. Il nécessitera notre implication dans le service du repas. Il sera précédé d’un concert de musique marocaine : un moment de vivre ensemble dans notre ville.

 

Le club a su réaliser et réalise de belles actions dans le Lauragais. Se tourner vers l’extérieur est aussi une richesse. Albert JACQUARD nous rappelle «qu’il faut prendre conscience que l'apport d'autrui est d'autant plus riche que la différence avec soi-même est plus grande ».

 

Bon nombre d’entre vous ont visité le Maroc. Vous y avez marché. Vous avez été surpris par les paysages majestueux, les médinas et les souks. Le Maroc se montre comme un royaume de tradition mais aussi un pays entré de plain-pied dans la modernité : «Fès-Meknès, l’histoire», «Rabat, la capitale», «Casablanca, le cœur de l’économie», «Essaouira, l’artistique», «Marrakech, la touristique», «l’Atlas, les cimes enneigées». Il nous est possible de découvrir le Maroc autrement, grâce à nos amis rotariens de FES.

 

Pourquoi le choix de la ville de FES ?

 

C’est d’abord une rencontre, celle avec le Past-Gouverneur du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie et Mauritanie) que j’aimerai vous faire partager.

 

C’est aussi une ville dans un paysage couleur ocre à découvrir ou à redécouvrir :

 

-         El Médina « La Ville » faite de ruelles étroites, un labyrinthe dont le désordre n’est qu’apparent. Pour se promener dans FES, il faut s’ouvrir à la surprise.

 

-         Au cœur de la ville, l’Université Al Quaraouiyine, une des premières université au monde avec ses toits verts émeraudes, université fondée au 9ième siècle par une femme : un haut lieu de la connaissance et de la science, mariage de la Terre et du Ciel dans la pensée humaine.

 

-         La médina est un patrimoine fragile, classée au patrimoine universel de l’UNESCO et un microcosme de la culture du pays.

 

 FES et El Medina 

  

-         Il y a aussi le travail de ses tanneurs aux cuves parfois centenaires « la tannerie de Chouara », un travail dur et épuisant avec ses pigments naturels issus des plantes et de la terre du Maroc. La mémoire de ce qu’il y a de plus beaux dans l’artisanat.

 

 

-         La terre que l’on cultive avec ses champs de céréales (la farine fleur pour la pastilla et le blé dur pour le couscous), la culture maraichère et le sucre pour partager la joie et pour adoucir la douleur.

 

Peut-être là plus qu’ailleurs nous nous apercevons que nous labourons la poussière des étoiles et buvons l'univers dans une goutte d'eau de pluie.

 

  

Lors de ce voyage nous nous rendrons à l’orphelinat et partagerons un moment de convivialité avec les enfants… bien sûr, autour d’un thé à la menthe.

 

Un dicton marocain dit que « Celui qui est seul est moins qu'un». Une philosophie profondément ancrée dans le pays où l’hospitalité est y tient une place essentielle, élevée en art de vivre. Au Rotary, l’échange de fanions marque cette hospitalité, rappelle nos rencontres et symbolise notre camaraderie internationale à travers sa devise « servir d’abord ».

 

 

  

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LE MOT DU PRESIDENT

Novembre 2017

Chers amis

L’histoire du Rotary débute en 1905 par l’entente de 4 personnes à Chicago qui veulent faire prévaloir des règles éthiques dans les affaires, à un moment de l’histoire américaine où les règlements de compte par la force étaient courants.

  

Ils sont quatre, comme les mousquetaires

-          Gustave Loehr - 41 ans, ingénieur des mines

-          Silvester Schiele - 35 ans, négociant en charbon

-          Hiram Shorey - 42 ans, tailleur

-          Paul Harris, 36 ans, avocat

Leur mot d’ordre : amitié, solidarité et fraternité entre hommes d’affaire.

 

Gustave Loehr, Silvester Schiele, Hiram Shorey, Paul Harris.

Les objectifs du Rotary évoluèrent au fil des années mais un certain nombre de valeurs fondamentales voulues par Paul HARRIS se sont dégagées :

 

-         En premier lieu le service. La devise « servir d’abord », servir les autres sans contrepartie autre qu’une satisfaction morale montre la volonté de « faire le bien ».

     -         En deuxième lieu, la camaraderie, indispensable dans une communauté humaine fédérée par un idéal commun. 

-         En troisième lieu, la diversité car c’est la richesse première d’une collectivité ouverte, contre le repli sur soi, le communautarisme et l’intégrisme.

 

-         C’est aussi, en quatrième lieu, l’intégrité avec le respect des règles éthiques.

 

-         Enfin le leadership. C’est la dimension professionnelle à la base du recrutement rotarien.

 

Cinq ans plus tard en 1910, le Rotary devient international en s’implantant au Canada et en franchissant l’atlantique avec l’élection d’un Président.

 

La devise présidentielle est le meilleur moyen pour un club de s’inscrire dans les objectifs du Rotary International. Cette pratique est née pour la première fois sous la présidence de S. Kendrick Guernsey (1947-1948). Celui-ci avait placé son année sous le thème « Enter to Learn, go forth to serve » (Entrez dans l’apprentissage, allez de l’avant pour servir).

 

Pour cette année 2017/2018, notre Président International Ian RISELEY nous fixe sa devise « le Rotary avec un impact réel ».

 

                                                                            

Ian RISELEY, australien

-          Comptable agréé

-          Directeur de « Ian Riseley and Co, entreprise qu’il crée en 1976

 

Notre appartenance au Rotary, au sein des clubs, est d’abord fondée sur l’éthique.

 

Comment peut s’exprimer l’éthique à travers les valeurs rotariennes ?

 

-         Tout d’abord la diversité, qui justifie le souci du vivre ensemble. Elle est géographique, culturelle, intergénérationnelle. Elle est aussi dans la diversité des métiers, des parcours professionnels et du genre à l’instar des entreprises où les femmes prennent de plus en plus de responsabilités. Il est de notre devoir d’élargir la palette des métiers représentés et des expériences professionnelles accomplies.

 

-         L’expression de l’éthique rotarienne se manifeste aussi dans la camaraderie, ciment et moteur de l’action. Il nous faut être attentif aux symptômes de mal-être que sont :

 

o   les absences injustifiées

 

o   l’isolement au sein du club

 

o   les départs individuels

 

o   les départs collectifs

 

Le rôle des parrains est alors indispensable pour des stimulations positives porteuses d’action et de réussite et pour le suivi des filleuls.

 

-         Enfin l’éthique rotarienne se traduit dans « le servir les autres avant de penser à soi-même. Cette attitude n’est pas celle du sacrifice mais la finalité est le plaisir de celui qui reçoit. 

 

Dans une société où les repères sont incertains, les rotariens réaffirment la place du respect de l’Homme et des rapports humains.

 

Plus d’un siècle après la création par Paul Harris et ses amis, les Rotariens continuent son œuvre. Les missions du Rotary ont évolué au-delà des intérêts professionnels et sociaux de ses membres. Les Rotariens unissent leurs ressources et mettent leurs talents au service des collectivités dans le besoin. L’esprit d'engagement du Rotary s’exprime pleinement dans sa devise « Servir d’abord ».

 

Comme l’écrit Marcel PROUST « Quelque fois l’avenir habite en nous sans que nous le sachions et nos paroles qui croient mentir dessinent une réalité prochaine ».

 

Cette réalité rotarienne est mue par l’énergie du possible :

 

Penser un autre possible

 

-         En élargissant nos horizons et notre réflexion éthique grâce au Critère des 4 questions :

 

o   Est-ce Vrai : chacun se doit au moins de chercher la Vérité

 

o   Est-ce Loyal : la loyauté reste la première règle à respecter dans nos relations

 

o   Est-ce Amical : cette bonne volonté réciproque est la base même de l’entente

 

o   Est-ce Profitable à tous : dans une répartition équitable  

 

Agir quand c’est possible

 

-         C’est le Programme Polio Plus qui permet de financer l’achat de vaccins et de faciliter les campagnes de vaccination.

 

-         Le nombre de cas de poliomyélite est passé de 350 000 en 1988 à 37 en 2016. En 2017 : Afghanistan : 3 cas, Pakistan : 2 cas, Nigéria : 0 cas depuis octobre 2016

 

-         En France, le dernier cas de poliomyélite autochtone remonte à 1989. Malheureusement 40000 personnes vivent encore avec les séquelles post-polio. 

 

Rechercher le possible

 

-         Avec Espoir en tête, c’est le financement de matériels lourds pour les programmes de recherche des maladies du cerveau.

 

Reste le fait de changer ce qui peut être changé. Il y a 2000 ans déjà, le philosophe grec Epictète le proclamait. Il y a des choses qui dépendent de nous et d’autres non. Rien ne sert de vouloir changer ce qui ne dépend pas de nous. Concentrons-nous plutôt là où nous avons une prise. Il s’agit de notre comportement, de notre manière d’agir, de penser et de ressentir dans une situation donnée.

 

Nous avançons dans la vie en combinant autant que possible le « faire avec » et « le faire autrement ». Quel que soit le domaine de la vie où l’on désire introduire un changement, il s’agit toujours d’un effort patient. Il faut « suivre sa pente en montant » pour reprendre une belle formule d’André Gide.

 

L’engagement rotarien est une exigence forte. Elle se réalise au sein des clubs par l’assiduité à nos réunions le jeudi, le plaisir de nos rencontres et le « faire ensemble » dans nos actions. Le chemin est bien engagé, puisque vous avez eu la gentillesse de me lire « rotariennement » c’est-à-dire à travers les valeurs fondamentales voulues par Paul HARRIS.

 

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LE MOT DU PRESIDENT

 

OCTOBRE 2017

 Chers amis, 

 Je et jeu

  

On raconte que, depuis la nuit des temps, le vieux Cronos, mange ses enfants.

 

Et pourquoi ?

  

Par crainte, qu’un de ses fils ne le déloge du trône où siège le dieu des dieux. C’est ainsi que, dans l’antiquité, on pensait le temps.

 

Le temps poursuit impitoyablement sa tâche : défait ce qu’il a construit, passe sur l’atome comme sur l’étoile, sur la rose comme sur l’homme.

 

Le temps rend inlassablement présent l’avenir et passé le présent.

 

Rien, rien n’échappe à son empire : Cronos est bien le plus puissant de tous les dieux.

 

La mythologie grecque nous dit pourtant que le règne de Cronos a un jour trouvé ses limites, en la personne de Zeus, son fils.

 

 

L'histoire raconte que Rhéa, l'épouse de Cronos, réussit à substituer le dernier-né par une pierre emmaillotée. Ainsi Zeus fut élevé, à l'abri, dans une grotte. Le temps venu, Zeus accomplit la prophétie en faisant boire une boisson émétisante à Cronos qui recrache ses enfants. Avec l'aide de ses frères, des Cyclopes et des Géants, Zeus renverse Cronos. 

 

Faudrait-il en conclure que le temps n’est pas tout puissant ?

C’est bien possible en effet.

Zeus répond à la puissance du temps par la puissance de sa volonté, en maitre de sa destinée. « Un temps pour chaque chose et chaque chose en son temps » (Ecclésiaste 3.1-15). Il a su respecter les chronos de chacun, être patient.

Être patient, c’est ne pas imposer son chronos mais laisser advenir le temps de l’autre.

 

Entre les pattes d'un Lion

 

Un Rat sortit de terre assez à l'étourdie.  

Le Roi des animaux, en cette occasion

Montra ce qu'il était, et lui donna la vie. 

Ce bienfait ne fut pas perdu.

 

Quelqu'un aurait-il jamais cru

 

Qu'un Lion d'un Rat eût affaire ?

 

Cependant il advint qu'au sortir des forêts

 

Ce Lion fut pris dans des rets,

 

Dont ses rugissements ne le purent défaire.

 

Sire Rat accourut, et fit tant par ses dents

 

Qu'une maille rongée emporta tout l'ouvrage.

 

Patience et longueur de temps

 

Font plus que force ni que rage.

 

Extrait :

 

Le Lion et le Rat

 

Jean de La Fontaine

 

 

 

Mais cette patience est mise à rude épreuve pour les résidents des Maisons de Retraite jusqu’à en atteindre le « Je ».

Le « Je » c’est ce à quoi nous nous identifions : c’est notre histoire, nos qualités, nos défauts. Malheureusement, cette identification nous enferme dans un personnage. Mais nous ne sommes pas des personnages, nous sommes des personnes avec cette capacité de changer, de bouger, de passer « d'être » à « devenir ».

Alors que faire ?

Répondre à la fixité du « Je » par la mobilité du « jeu »!

Jouer pour « donner du jeu », c’est-à-dire donner de l’espace pour l’invention de nouvelles possibilités d’action.

L’action rotarienne, ce mois-ci, sera d’offrir des jeux de la Maison du Retraite de notre ville « Le Castelou ».

« Vieux jeu », vous allez dire.

Certainement pas, car le but de cette démarche est de « donner du jeu » dans le « Je » de ces résidents, un peu de liberté et de légèreté.

« Le jeu en vaut-il la chandelle » ?

Jouer nous connecte à la joie, à l’enthousiasme, à la créativité, à la rencontre des autres.

Winnicott relève que jeu est le lieu de l’expérience de la réalité, l’espace où se déroulent les contacts. Il permet au sujet de transformer sa réalité donc de se montrer créatif. Ce qui est crucial selon lui, c’est que «c’est seulement en étant créatif que l’individu découvre son «Je».

Jouer est une fonction présente dès notre petite enfance.

Il y a une continuité, qui suit un ordre logique et chronologique, entre le « jeu » de l’enfant et le « Je » de l’adulte.

Freud a formulé que «le poète fait comme l’enfant qui joue : il se crée un monde imaginaire qu’il prend très au sérieux, c’est-à-dire qu’il dote de grandes quantités d’affect, tout en le distinguant nettement de la réalité».

Parfois dans la réalité psychique, les choses peuvent à la fois être réelles et non réelles. Certains sont alors « dans l’enjeu » et pas assez dans le « jeu » surtout concentrés sur le résultat à obtenir en oubliant d’apprécier les moments à vivre et à prendre plaisir.

« Les jeux sont-ils faits pour autant » : perte de temps ou passe-temps ?

L’important n’est pas de jouer pour jouer, mais d’être en accord avec soi-même. Le « jeu » ne serait-il donc pas finalement que l’expression de notre « Je » !

Qu’en pense le « chat »…

 

 

 Comme le dit le proverbe :

                                   - le corps se soigne avec le jeu 

- l’esprit se soigne avec le rire

 

- l’âme se soigne avec la joie 

 

Le Rotary s’inscrit dans cette mission :

 

un « Je » collectif pour SERVIR D’ABORD et créer UN IMPACT REEL. 

 

 

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Bulletin septembre 2017

 

LE MOT DU PRESIDENT

 Chers amis,

  

  C’est la rentrée !  

 

Observez attentivement ce point d’exclamation

 

Il peut signifier notre joie de reprendre un travail que nous aimons, il peut aussi signifier l’injonction qui doit nous permettre de nous remettre dans le bain.

 

Tout se joue dans ce point d’exclamation qui va définir notre rapport au travail et donc notre vécu de la rentrée. 

 

« C’est la rentrée ! »  comme un écho à notre passé, à nos rentrées des classes.

 

Je vous propose de retourner le sablier, de retrouver ce temps d’apprentissage d’avant le temps des transmissions. Et peut-être même, de vous laisser surprendre à coucher le sablier pour interrompre le temps comme un mot souligné au tableau pour mieux signifier son importance, de revivre ce moment où l’on s’assoit, où l’on fait silence, où l’on attend les premiers mots du professeur. Tout se joue là : à attendre ses mots justes, son sourire, son regard. 

 

Puis vient le mouvement, et du mouvement le travail : la rentrée de nouvelles connaissances, de nouveaux savoirs et savoir-faire, la rentrée de nos certitudes, de ce que l’on croit savoir, de nos préjugés. C’est l’entrée en danse, rythmée par le sens que l’on mettra dans son travail, ainsi que le chante Jacques BREL: 

 

C'est le tango des récompenses

 

Qui vont à ceux qui ont la chance

 

D'apprendre dès leur enfance /Tout ce qui ne leur servira pas.

  

Mais c'est le tango que l'on regrette

 

Une fois que le temps s'achète

 

Et que l'on s'aperçoit tout bête / Qu'il y a des épines aux Rosa

  

Rosa rosa rosam

 

Rosae rosae rosa

 

Rosae rosae rosas / Rosarum rosis rosis 

  

On pense généralement que le travail est de l’ordre de la tâche et du faire. Il est d’abord de l’ordre de la vie et de la culture. Il est la vie même qui se travaille, comme illustré dans ce courrier adressé à Monsieur Germain. 

 

Cher Monsieur Germain,

 

 (…) Quand j'ai appris la nouvelle, ma première pensée, après ma mère, a été pour vous. Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j'étais, sans votre enseignement, et votre exemple, rien de tout cela ne serait arrivé. Je ne me fais pas un monde de cette sorte d'honneur mais celui-là est du moins une occasion pour vous dire ce que vous avez été, et êtes toujours pour moi, et pour vous assurer que vos efforts, votre travail et le cœur généreux que vous y mettiez sont toujours vivants chez un de vos petits écoliers qui, malgré l'âge, n'a pas cessé d'être votre reconnaissant élève.

Je vous embrasse, de toutes mes forces.

Mon cher petit,

 (...) Je ne sais t'exprimer la joie que tu m'as faite  (….) ni la manière de te remercier. Si c'était possible, je serrerais bien fort le grand garçon que tu es devenu et qui restera toujours pour moi « mon cher petit».

 (...) Le pédagogue qui veut faire consciencieusement son métier ne néglige aucune occasion de connaître ses élèves,  (….) et il s'en présente sans cesse. Une réponse, un geste, une attitude sont amplement révélateurs. Je crois donc bien connaître le gentil petit bonhomme que tu étais, et l'enfant, bien souvent, contient en germe l'homme qu'il deviendra (…). 

 Avant de terminer, je veux te dire le mal que j'éprouve en tant qu'instituteur laïc, devant les projets menaçants ourdis contre notre école. Je crois, durant toute ma carrière, avoir respecté ce qu'il y a de plus sacré dans l'enfant: le droit de chercher sa vérité. Je vous ai tous aimés et crois avoir fait tout mon possible pour ne pas manifester mes idées et peser ainsi sur votre jeune intelligence. Lorsqu'il était question de Dieu (c'est dans le programme), je disais que certains y croyaient, d'autres non. Et que dans la plénitude de ses droits, chacun faisait ce qu'il voulait.

 Sache que, même lorsque je n'écris pas, je pense souvent à vous tous.

 Madame Germain et moi t’embrassons bien fort. Affectueusement.

Germain Louis

Ce « cher petit », c’est Albert CAMUS quand il reçoit le 17 octobre 1957, à l’Académie Royale de Stockholm, le Prix Nobel de littérature.

 Albert CAMUS nous montre que cette vie qui se travaille, se fait au travers de rencontres. Si Monsieur GERMAIN est si présent dans ses pensées, c’est qu’il a su incarner les valeurs de la république : de liberté, d’égalité et de fraternité et aussi une manière du vivre ensemble qu’est la laïcité.

Quand nous venons au monde, nous partons à la conquête de l’espace, nous faisons nos premiers pas. Puis vers l’âge de 5 ans, nous partons à la conquête du temps. Avec la conquête du temps vient la notion d’histoire, de passé, de présent et de futur et donc la notion de mort. Et ce n’est pas un hasard, si à cet âge-là commence l’enseignement religieux. Puis vient l’adolescence et la notion de risque, de prise de risque. Et les règles éducatives sont là pour l’encadrer. 

L’école est un lieu de vie, au quotidien, pour des milliers d’élèves. A travers son espace, son architecture et son fonctionnement, l’élève va pouvoir créer du lien entre la vie à l’école, la vie civique et associative. Il pourra également donner du sens aux valeurs de la République, ses symboles et sa devise.

Alors quelle image renvoie l’école de la République, quand elle trie les enfants à ses portes pour des raisons vestimentaires, religieuses ou autres !

L’exclusion ne peut être une réponse.

En effet, la question fondamentale qui est posée, est « comment donner ou redonner ces valeurs ».

La réponse est dans la lettre de l’instituteur :

« Le pédagogue qui veut faire consciencieusement son métier ne néglige aucune occasion de connaître ses élèves,  (….) et il s'en présente sans cesse. Une réponse, un geste, une attitude sont amplement révélateurs.

Je vous ai tous aimés et crois avoir fait tout mon possible pour ne pas manifester mes idées et peser ainsi sur votre jeune intelligence. » 

Chacun d’entre nous est à la fois élève et enseignant, dans notre métier, dans notre famille, dans les associations, dans notre engagement citoyen, dans le Rotary.

Il nous faut progresser sans cesse. Cela nous renvoie à la motivation. Aristote nous dit que « le désir est l’unique force motrice ». C’est le désir qui fait courir le monde. 

Certes, l’intelligence permet de choisir les moyens pour atteindre un but, mais c’est bien le désir qui crée la motivation : ce désir d’apprendre sans cesse, de faire tous les jours sa rentrée. 

Comme le dit Victor HUGO « Celui qui ouvre une porte d'école, ferme une porte de prison. Quand donc comprendra-t-on que la nuit peut se faire aussi dans le monde moral, et qu’il faut allumer des flambeaux pour les esprits ?  

C’est ainsi que chaque membre de notre club, et je pense aux nouveaux entrants, nous apporte une richesse, une ouverture d’esprit. Ce sont nos conférenciers d’un jour qui vont, par la richesse et la vitalité de leur réflexion, nous permettre de progresser ensemble. 

C’est un travail qui met à l’épreuve, parce qu’il est difficile. Mais c’est pour la même raison qu’il peut-être satisfaisant : quand de l’épreuve nous trouvons des solutions dont nous sommes fiers, quand de la peine ressentie peut se convertir en satisfaction. Peut-être est-ce pour cela que Camus disait qu’il faut imaginer Sisyphe heureux ? 

Chacun d’entre nous, à nos fonctions, à nos responsabilités, sommes invités à l’action pour un « Rotary avec un impact réel ».

En référence à Victor HUGO, le rotarien :

« (….) Vient préparer des jours meilleurs.

 Il est l’homme des utopies / Les pieds ici, les yeux ailleurs. (…)

 Dans sa main, où tout peut tenir / Doit, (…) / comme une torche qu’il secoue /

 Faire flamboyer l’avenir ! »

  

C’est la rentrée, une rentrée pour « faire flamboyer l’avenir », un objectif rotarien au service de tous.

 

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Bulletin Août 2017

 

LE MOT DU PRESIDENT

  

Chers amis,

 

Sujet d’actualité en ce mois d’août, « les grandes vacances» ou plutôt « les vacances d’été ». Cette évolution sémantique accompagne en ce domaine, comme en d’autres, une profonde transformation sociologique. En effet les «grandes vacances» étaient liées aux activités agricoles de la France du XIXe siècle et de la première partie du XXe siècle puis elles sont devenues les «vacances d’été» avec les congés payés.

Peut-être pour certains, comme le chante Leo FERRE, vous prendrez votre chapeau et votre besace sur le dos pour un pays lointain, qui fait rêver tous les copains.

Peut-être pour d’autres, c’est simplement prendre le temps, le temps d’aller marcher ou de rêver, de passer une après-midi à discuter avec des amis, de regarder le paysage, de penser à l’avenir, de débrancher son téléphone, de faire silence autour de soi.

Plus simplement, le temps des vacances est peut-être le bon moment de partir à la découverte d’un monde méconnu : vous-même.

La vie intérieure n’est pas un concept scientifique. Et pourtant, il s’agit d’un phénomène dont tout le monde pressent assez bien la nature. C’est tout ce dont nous prenons conscience lorsque nous tournons notre attention vers le « murmure confus de nos âmes » selon l’expression du philosophe André COMTE-SPONVILLE, un temps nécessaire à la créativité, un temps d’introspection, de méditation ou d’écriture.

C’est la démarche explorée par de nombreux philosophes et écrivains comme les confessions de Saint-Augustin, de Rousseau ou les rêveries de Proust.

L’accélération des rythmes de vie, l’instantanéité des relations à travers les réseaux sociaux influencent nos comportements. Nous avons de plus en plus de difficultés à attendre. De cette accélération du monde, le poète Goethe s’en inquiétait. Dans une lettre à son neveu, il inventa le néologisme Veloziferisch, né de l’association de Vélocitas (vitesse en latin) et de Lucifer (pour en souligner les potentialités diaboliques).

Si nous sommes si vulnérables à la vitesse c’est que nos esprits y sont sensibles. D’abord sous l’effet d’influences culturelles : dans nos stéréotypes sociaux contemporains, vitesse et jeunesse vont de pair. Mais aussi par les mécanismes cérébraux : l’accélération augmente le ressenti émotionnel.

Enfin, attendre ou ne rien faire ennuie et parfois même angoisse. D’où une tendance assez naturelle à s’occuper l’esprit. Et pourtant ces périodes d’apparente inactivité du corps et de l’esprit ne sont pas des périodes de vacuité cérébrale. Elles auraient un rôle essentiel de liens, de réorganisation, de mémorisation.

Face à cette épidémie de vitesse, faut-il faire l’éloge de la lenteur ?

Peut-être bien. Personne n’a oublié la fable du lièvre et de la tortue de Jean de la Fontaine. Trois siècles plus tard, Freud constate que ses patients, au début de leur analyse, pose toujours la même question : « quelle sera la durée de mon traitement ? Combien de temps vous faut-il pour me débarrasser de mes souffrances ?… ».

La réponse de Freud ressemble à celle d’Esope dans la fable du voyageur qui interroge sur la longueur du chemin: «marche» et «pour la durée du voyage, il faut connaître le pas du voyageur

Non que la lenteur soit intrinsèquement supérieure à la vitesse mais parce que nous avons besoin des deux, selon les activités et les moments.

Dans cet équilibre fragile, quels repères à mettre en place, quelle organisation du temps ?

Des dirigeants d'entreprises étaient en stage sur la planification efficace du temps. Il se trouva qu'en fin de journée, un vieux professeur intervenant dans ce stage, avait peu de temps pour présenter son exposé. Il regarda ses élèves un par un, puis leur proposa de réaliser une expérience.

De dessous la table qui le séparait de son auditoire, le vieux professeur sortit un immense pot de verre qu’il posa délicatement en face de lui. Ensuite il plaça délicatement de gros cailloux, un par un, dans le pot.

Lorsque le pot fut rempli jusqu’au bord et qu’il fut impossible d'en ajouter un seul, il demanda :

« Est-ce que ce pot est plein ? ».

Tous répondirent : " Oui ". 

Il attendit quelques secondes et leur demanda : «Vraiment ? »

Alors, il apporta un récipient rempli de graviers. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux agitât légèrement le pot pour tasser l'ensemble. Le vieux professeur leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda : « Est-ce que ce pot est plein ? »

L’un d’eux répondit : « Probablement pas ! ».

« Bien ! » répondit-il. 

Il complétât son pot par du sable et posa son avant-dernière question :

« Est-ce que ce pot est plein ? ».

Cette fois, sans hésiter et en chœur, ils répondirent « Non ! ».

Et comme s’y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d’eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu’à ras bord.

Le vieux professeur leva alors les yeux vers le groupe et demanda : « Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ? ».

 

Le plus audacieux, songeant au sujet de ce stage, répondit :

« Cela démontre que même lorsque l’on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous».

« Non » répondit le vieux professeur, « ce n’est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite ».

Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience, de l’évidence de ces propos. Le vieux professeur termina ainsi : « Quels sont les gros cailloux qui remplissent votre vie? »

Comme un écho à cette histoire, pour nous, dans notre vie Rotarienne, quels sont nos essentiels, quelles sont nos valeurs ?

La question ouvre le champ des possibles.

C’est la mobilisation des idéaux qui nous est proposée. Ce n’est pas un aboutissement mais un commencement. Notre imagination, notre inventivité, notre créativité sera le germe du futur.

En effet, le Rotary est porteur d’une ambition très forte avec des engagements et des contreparties.

De cette interaction naît l’investissement dans la vie du club, notre participation, notre contribution au bureau mais aussi aux différentes commissions.

Ces commissions sont comme une fenêtre ouverte vers le réel:

-   La commission d’action intérieure afin de favoriser le développement des relations personnelles d’amitiés entre les rotariens, augmenter notre savoir sur le Rotary, de mieux connaitre et de mieux faire connaitre l’histoire de notre club.

« Tous ensembles, oui nous le pouvons ».

  -   La commission d’intérêt public qui applique l’idéal de servir aussi bien dans la vie professionnelle et sociale par des actions en faveur de la jeunesse mais aussi des aînés, par une implication sur des manifestations culturelles.

 « Tous ensembles, oui nous le pouvons ».

 -   La commission de l’action professionnelle avec l’effort d’élever les compétences pour mieux servir notre société.

 « Tous ensembles, oui nous le pouvons ».

 -   La commission de l’action internationale avec l’intention d’accroitre la compréhension mutuelle, à découvrir la diversité des cultures et à promouvoir la paix.

« Tous ensembles, oui nous le pouvons ».

Pour « un Rotary avec un impact réel » comme le souhaite Ian RISELEY, il nous suffit de transformer un « Yes we can », en « Yes we did » en référence au discours de Barack OBAMA.

Comme nous le rappelle Bernard WERBER, « pour l’instant le monde humain appartient à ceux qui se demande –pourquoi-, mais l’avenir appartient forcement à ceux qui se demande –comment- ».

Pour cela, à la manière de James MONTGOMMERY FLAGG, le doigt pointé vers notre club, je dirai simplement : « I want you » - j’ai besoin de vous- .

 

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LE MOT DU PRESIDENT

 

Jeudi 29 juin 2017

Discours de passation

 

 

Chers amis,

C’est un honneur et un plaisir de représenter notre club et ses valeurs. Merci de la confiance que vous me faites, en tant que président pour cette année.

Je reçois ce collier avec beaucoup d’émotion, après 12 ans de Rotary. Je suis entré au Rotary, l’année du centenaire de sa création, en 2005 grâce au parrainage de Didier RAVET et de Jean-Yves PRADIER.

Et je suis président, en 2017, l’année du centenaire de la Fondation Rotary : un hasard heureux car fêter un centenaire c’est le un peu le « graal » de tout médecin gériatre.

Je mesure l’honneur qui m’échoit et la responsabilité qui va avec, et pas seulement le poids du collier avec ses 68 barrettes représentant les 68 présidents précédents.

J’ai bien conscience qu’un Président est avant tout un Rotarien. Il a une mission temporaire mais importante. Cette mission, il ne peut la mener, qu’avec le concours de tous

Le Rotary est une grande famille un peu comme celle des pilotes d’avion (vous savez que c’est une de mes passions). Il y a beaucoup de points communs entre le Rotary et l’aviation et notamment ses valeurs. Et pour illustrer cela, je vous parlerai de l’un de ses membres, qui a écrit une de ses plus belles pages, dans notre nouvelle Région.

Il est né un 29 juin, comme un écho à cette journée de passation.

A 26 ans, il entre chez Latécoère : il s’appelle Antoine de Saint Exupéry.

Mr Latécoère, ingénieur et constructeur d’avion, avait créé, quelques années auparavant, une ligne aérienne de transport de courrier entre Toulouse et Dakar au Sénégal. C’était la grande aventure de l’Aéropostale.

Il faut imaginer à cette époque le pilote : engoncé dans un épais manteau de cuir, des grosses lunettes protégeant les yeux, volant par tous les temps, des instruments de navigation sommaires : une boussole à main et les étoiles la nuit, aux commandes d’un monomoteur plus ou moins fiable et 3 ou 4 sacs volumineux de courriers derrière lui.

Il vole ainsi d’étape en étape : Alicante, Casablanca, Agadir, Cap Juby, Port Etienne, Saint louis du Sénégal, Dakar.

A chaque escale des hommes de Latécoère : des chefs de poste, des mécanos, des pilotes pour faire en sorte que le courrier parti de France arrive à Dakar, pour une lettre, pour quelques feuilles écrites, pour un lien qui unissait deux êtres à des milliers de kms.

Pourquoi cette histoire ? 

Ces hommes avaient la notion de servir : chacun se sentait responsable de la lettre qu’on lui avait confiée. Si l’un faiblissait, si l’un échouait, le lien était rompu.

Au Rotary, nous sommes tous un peu pilote, un peu mécano, un peu chef de poste, certes avec moins de dangers : la mission est aussi d’unir, de créer des liens, de servir. C’est un esprit d’équipe : cela ne signifie pas que l’on soit tous du même avis ; parfois en désaccord mais jamais pour nuire, souvent distincts mais toujours pour construire, tous différents mais dans le respect et la bienveillance.

Chacun d’entre nous, en est responsable, dans le club et en dehors.

Ce sont les fondamentaux du Rotary : des professionnels avec des convictions d’éthique, d’intérêt général et de service.

C’est l’engagement que nous avons pris de servir, afin d’être :

 

« un Rotary avec un impact réel »

 comme le souhaite notre Président International, Ian RISELEY.

  

Pour ce faire, voici les principales actions et les événements qui vont rythmer notre année rotarienne et que nous construirons et vivrons ensemble.

 

Voici les grandes lignes du programme de cette année 2017/2018

 

Il meurt lentement

 

·        celui qui ne voyage pas,

 

·        celui qui ne lit pas,

 

·        celui qui n’écoute pas de musique,

 

·        celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

 

Etre rotarien, c’est avoir une ouverture d’esprit sur le monde.

Pour la commission de l’action internationale, je travaillerai avec notre ami Jacques DUTOUYA.

Je vous propose d’établir des liens avec la ville Impériale de FES. J’ai eu l’honneur d’être reçu par le Past-gouverneur du Maghreb, Mr SBAI, afin que nos 2 clubs et nos 2 pays mènent, ensemble, des actions humanitaires et culturelles dans la région de FES.

Il meurt lentement

 

·        celui qui devient esclave de l'habitude

 

·        refaisant tous les jours les mêmes chemins,

 

·        celui qui ne change jamais de repère,

 

·        Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements

 

·        Ou qui ne parle jamais à un inconnu

 

Etre rotarien, c’est aussi découvrir, connaître, comprendre.

Pour la commission d’action intérieure et d’intérêt public, je me ferai aider de Bertrand GROSSET. Je vous propose une conférence 1 fois par mois sur des sujets différents concernant le Rotary ou d’autres centres d’intérêt, sur la culture et aussi avec nos compagnes ou nos épouses.

Il meurt lentement

       ·        celui qui évite la passion

 

·        et son tourbillon d'émotions

 

·        celles qui redonnent la lumière dans les yeux

 

·        et réparent les cœurs blessés

 

Etre rotarien, c’est agir pour changer des vies, des regards.

 

Avec le concours de notre past-président Rémi PEYROT et du prochain président Stéphane MARSON, de vous proposer et de continuer des actions sur lesquelles je suis très sensible : auprès des jeunes du Collège Blaise d’Auriol, de vous faire découvrir une autre de mes passions l’astronomie, de poursuivre le travail qui a été accompli toute l’année précédente et que je tiens à saluer, cette marque de fabrique qu’est notre camaraderie et notre convivialité, c’est ce qui fait notre force et nous anime de rester ensemble pour agir.

Il meurt lentement

       ·        celui qui ne change pas de cap

 

·        celui qui ne prend pas de risques

 

·        pour réaliser ses rêves,

 

·        celui qui, pas une seule fois dans sa vie,

 

·        n'a fui les conseils sensés.

 

Etre rotarien, c’est la possibilité de travailler, tous les clubs ensemble, à des actions globales.

 

Une des priorités de notre Président International, Ian RISELEY, est la pérennité de notre planète.

 

Sa demande : que chaque club Rotary, plante au moins un arbre, pour chacun de ses membres, entre le 1er juillet qui marque le début de l’année rotarienne et la Journée de la Terre qui aura lieu le 22 avril 2018.

 

C’est aussi la poursuite de l’effort dans le programme PolioPlus : qui est presque atteint.

 

J’ai aussi un rêve : celui d’un club mixte pour diversifier les professions représentées, pour enrichir nos actions, puisque les femmes ont un rôle professionnel de plus en plus important dans la société.

 

Vis maintenant !

 

·        Risque-toi aujourd'hui !

 

·        Agis tout de suite !

 

·        Ne te laisse pas mourir lentement !

 

·        Ne te prive pas d'être heureux ! 

 

Ce poème, vous l’avez peut-être reconnu. C’est celui d’un grand poète chilien Pablo NUREDA, prix Nobel de littérature en 1971.

 

A travers ce poème, ce sont toutes les valeurs du Rotary qui sont sollicitées dans les relations avec nous-mêmes et avec les autres.

 

A cet instant, permettez-moi de rendre hommage à tous nos amis rotariens que la maladie a emportés.

 

Pour terminer, je citerai un autre prix Nobel, celui de la Paix en 1991, Aung San Suu Kyi:

 

« En aidant les autres, vous apprendrez comment vous aider vous-mêmes.

 

Puisque nous vivons dans ce monde,

 

nous devons faire, de notre mieux, pour ce monde. »

 

Etant votre nouveau président, comme Gandhi, je souhaite que nous soyons le changement que nous voulons voir dans le monde.

Philippe SOL